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LES AMIS DU MUSEE de BETHUNE
et de L'ESTRACELLES A BEUVRY



Comte Baudouin d'URSEL

PRINCES EN BELGIQUE
BETHUNE-HESDIGNEUL

1781
hesdigneul

Armes

D'argent à la fasce de gueules, qui est Béthune, le canton dextre chargé d'un écusson de gueules à la bande d'or; accompagnée de six billettes du même, trois en chef et trois en pointe, qui est Saveuse.

à noter qu'il existe plusieurs familles de le Plancque, de le Planke, van der Planken portant différentes armes, et aussi un Gauthier Desplanques, homme de fief du Hainaut, qui scelle un acte relatif à un fief de Flobecq-Lessinnes en 1458, et qui porte des armes se rapprochant de celles des futurs Desplancques dits de Béthune, une fasce, accompagnée de trois poissons étêtés, 2 et 1 .

Ascendance

Le 24 juillet 1778, le marquis de Béthune Hesdigneul, qui voulait monter dans les carrosses du Roi, adressait à Monsieur Chérin(1) une lettre assez singulière(2). C'est qu'il avait remis au probe et consciencieux généalogiste des ordres du Roi un dossier qui tendait à prouver l'ancienneté et l'illustration de sa famille, prétendant à pas moins que d'être issu de l'ancienne maison de Béthune. Chérin examina les titres, et la lettre que lui adressa ensuite le marquis d'Hesdigneul montre que l'avis du généalogiste répondait si peu à ses espérances que le pauvre homme en avait perdu le sommeil. Le dossier du marquis comprenait en effet un nombre invraisemblable d'actes fabriqués, grattés, truqués, interpolés. Les commentaires de Chérin sur les prétendues preuves qui lui sont fournies sont éloquents et il n'est pas un acte où il ne s'exclame: Cet acte est d'une fausseté évidente, Cet acte n'est pas moins faux que le précédent, Cet acte est d'une fausseté palpable ou encore, pour le contrat de mariage d'un prétendu Jean Desplancques avec Simone d'Hesdigneul, en 1388, ce morceau qui révèle la méthode du faussaire: Cet acte ne mérite pas plus de confiance que ceux qui précèdent, le style et le caractère de l'écriture lui sont également contraires. Des trois sceaux qui y sont apposés, deux sont sains et entiers, un seul est aux armes de Béthune pleines, niais il est aisé de se convaincre que ce sceau a été détaché d'un bon acte pour l'adapter à celui-ci. On a coupé ce sceau horizontalement avec une lame chaude et très mince; entre ces deux morceaux ainsi séparés on a passé les deux lemnisques de parchemin après les avoir attachés à l'acte faux; on a rapproché les deux parties horizontales du sceau en faisant chauffer la cire; et cette cire, en refroidissant a resserré les deux lemnisques sans offenser la surface du sceau qu'on a mis au bas de l'acte supposé, on voit encore les traces de cette opération'. On arrête ici la litanie. Que s'était-il donc passé?

La famille, que l'on connaissait alors sous le nom de Béthune Hesdigneul, n'avait pas toujours porté cet illustre nom. On les connaissait naguère sous le nom de Desplancques ou des Plancques, illustré depuis quelques générations par des alliances très flatteuses, jouissant sans doute d'une fortune suffisante pour faire figure dans le monde, ainsi que d'un titre de marquis qui ne semble avoir été que de courtoisie.

En réalité, la famille des Plancques était un des nombreux clients ou victimes d'un des plus célèbres faussaires de la généalogie, Jean de Launay. Simple poursuivant d'armes aux Pays-Bas, sans jamais atteindre, sans doute à cause de sa conduite suspecte, le grade de héraut, il se fabriqua des titres qui n'existaient que dans son imagination. S'il s'en était tenu là, ce ne serait pas encore trop grave, mais, contre monnaie sonnante et trébuchante bien entendu, il délivra à d'autres des diplômes de complaisance. Condamné à mort une première fois, il parvint à se soustraire à la justice et se réfugia en Hollande. Lorsque Tournai tomba sous l'obédience française, il parvint, par son aplomb sidérant, à se faire nommer héraut d'armes du pays conquis par la France. Mal lui en prit; de nouvelles malversations, et notamment la contrefaçon de la signature du roi, le firent appréhender et enfin, le parlement de Tournai condamna le faussaire à la peine capitale et le fit exécuter en 1687. Ceci donnera une idée de ce qui pouvait sortir de son officine : lors du premier procès, il fut convaincu d'avoir esté trouvé saisi de grand nombre de cachets & sceaux publiques & particuliers, tels que des roys d'Espagne, d'Angleterre, du duc de Saxe, des villes de Londres, Bruxelles, Liège, Tournay, Lille et autres, repris dans le procès.

L'on sait que le fameux faussaire s'est intéressé à la famille des Plancques et lui a consacré une magnifique généalogie de sept pages, appuyées par seize pages de reproductions de prétendues chartes ornées de sceaux magnifiquement dessinés. Ce travail, exécuté entre 1669 et 1673, porte comme titre: Mémoire sur quelques branches cadettes sorties de la Maison de Béthune, mise en ordre généalogique. C'est exactement à cette époque que les des Plancques commencent à reprendre le nom de Béthune. On pourrait rétorquer que c'est bien antérieur, à preuve l'épitaphe de Jean des Plancques, mort en 1636, où il est nommé Jean de Bethune, dict Desplancques. Preuve insuffisante: nécessairement postérieur au décès du de cujus, une épitaphe peut très bien avoir été façonnée longtemps après celui-ci, voire même n'être faite que pour les besoins d'une démonstration. Au surplus, l'examen des registres paroissiaux de la ville de Béthune n'accole jamais le nom de Béthune à celui de des Plancques.

L. Bollengier (3) suppose que ces Desplancques, notamment Jean († 1636), n'avaient ajouté le nom de Béthune que pour se distinguer des innombrables homonymes de la région ". II établit encore que son petit-fils, Charles-Jacques-François, avait fait vidimer en 1670-1671 les titres fournis par Jean de Launay, par le Conseil d'Artois qui avait la réputation de ne pas y regarder de trop près , et qu'enfin, par une sentence du 18 mai 1720, l'élection d'Artois avait reconnu son fils Eugène-François comme issu de l'illustre famille de Béthune. Tout reposait donc sur les manigances de Jean de Launay, et Albert Bollengier avait donc sucirc;rement raison de dire que toutes les généalogies qui furent publiées pour appuyer et légitimer les (...) prétentions (de la famille de Béthune Hesdigneul)(4) ne font que reproduire, sans le citer, le travail du faussaire Jean de Launay.

Assez curieusement, les «grands» Béthune alors existants semblent ne s'être nullement gendarmés contre ces prétentions, reconnaissant à l'occasion les branches d'Hesdigneul et de Saint-Venant comme de leur estoc (5). C'est ainsi que le loup Desplancques, conclut L. Bollengier, visiblement exaspéré par les critiques sur le travail de son père, sous le pelage d'une brebis s'introduisit, pour son plus grand bien, dans la Bergerie Béthune.

La famille des Plancques était-elle de bonne foi ? à en juger de la lettre que le marquis d'Hesdigncul écrivait à Chérin en 1778, on pourrait le penser. Il est affolé par les révélations qui lui sont faites, il en a même perdu le sommeil et il demande au généalogiste de garder le secret le plus profond sur ce qu'il vient de lui révéler. Cependant, il est assez curieux de constater que. peu après cette lettre, en 1783, l'abbé Douay publiait son Histoire généalogique des branches de la maison de Béthune... connues sous le nom de Desplanques. Tout aussi curieux est, qu'assuré par son éloignement du silence de ce Chérin qui lui avait botté le derrière à Paris, le marquis d'Hesdigneul ait demandé et obtenu d'un souverain qui ne regardait pas de trop près les prétentions des familles, le titre de prince, justifié en grande partie, si pas exclusivement, par l'extraction de l'illustre maison de Béthune. Enfin, que conclure du fait que le travail de l'abbé Douay, mort en 1791, ait été continué par le comte Félix de Béthune, sans avoir pu, à ma connaissance, apporter la moindre preuve supplémentaire de la très controversée ascendance Béthune. Bonne foi, peut-être, parce que ces braves gens n'avaient aucune notion de l'art de la critique historique, de la diplomatique et de toutes les connaissances nécessaires à l'établissement de la vérité, mais il faut bien constater que la vanité l'emporte presque toujours sur la probité intellectuelle. Tout cela fait que nous pouvons conclure, comme A. Bollengier: Après une telle énumération de documents et de sceaux fabriqués ou truqués, s'échelonnant du douzième au seizième siècles, la figure du faussaire Jean de Launay se présente irrésistiblement à l'esprit.

Les «subjectifs» et les «dubitatifs» utilisés en 1845 par F.-V. Goethals, généralement plutôt enclin à la flatterie pour les familles qu'il a traitées, montrent qu'il ne croyait pas trop à l'ascendance Béthune des Desplancques, tout comme les prudentes Europtiische Stammtafeln et le Genealogisches Handbuch des Adels, F&uulm;rstliche Hliuser, t. XI, 1980, qui n'admettent la filiation qu'à partir de Michel Desplancques qui vivait au XVI` siècle. Goethals ajoute, danç le style fleuri de l'époque: Pendant de longues années, la famille des Planeques préféra la vie paisible, modeste, ingénue de la campagne aux plaisirs de la cour ou d'une ville populeuse. Mêmes restrictions mentales chez Chaix-d'Est-Ange ", dans son Dictionnaire, qui écrit: Le nom de Desplancques est très répandu en Artois et dans la réalité, rien ne prouve que la famille Desplanques, dont descendent les princes de Béthune-Hesdigneul et les comtes de Béthune-Sully d'aujourd'hui, ait appartenu avant la fin du XV!' siècle à la noblesse de sa région. Autant dire franchement que nos Desplancques sont de Béthune et pas des Béthune, vraisemblablement de modestes gentilshommes montés en graine, comme c'est presque toujours le cas, par des charges et des alliances de plus en plus relevées, et parvenus à la dignité princière à la suite d'une supercherie généalogique dont ils ne sont sans doute pas les auteurs mais plutôt, comme tant d'autres, les victimes, peut-être consentantes mais toujours égarées par une ignorance et une vanité, compréhensibles sans doute, parce que le rêve et l'illusion sont infiniment plus séduisants qu'une simple vérité mathématique. La grande et la petite histoire le démontrent tous les jours.


(1) Bemard Chérin (1718-1785), anobli en 1774, était généalogiste des ordres du Roi et réputé pour sa sévérité et sa probité. Son fils Louis se rallia à la Révolution et entreprit une carrière militaire qui le mena au grade de général de division.

(2) Elle est publiée dans la plaquette de L. Bollengier, pp. 14-15. En voici les premiers mots: J'ai été abasourdi. Monsieur, de ce que vous m'avez dit l'autre jour quand j'ai eu l'honneur de vous voir dans votre cabinet, et je m'y attendais si peu, que je n'ai su que vous répondre, depuis ce moment je suis dans un état affreux et je n'en ai pas fermé I'oeil... Elle se termine: Voilà. Monsieur, mes observations, j'attendrai le 15 d'Aoust avec impatience, mon adresse sera alors à Tournay en Flandre. J'espère que vous voudrez bien m'y donner de vos nouvelles. J'ose attendre de vous et de la délicatesse de vos sentiments, un secret éternel sur vos doutes actuels et tour espère d'un plus mûr examen de votre part pour la suite. J'en aurai une vive et éternelle reconnaissance et j'ai l'honneur d'être, Monsieur, voire très humble et obéissant serviteur. Le M" de B... H. Excusez si je ne signe pas mon nom tout entier, c'est de crainte que cette lettre s'égare

(3) L. Bollengier, p. 21. Un Jean Desplancques, habitant en Hainaut, qui pourrait être notre Jean mort en 1636 mais cela reste à prouver, fut anobli en 1606. Il reçut des armes qui, assez curieusement, sont très proches de celles de Béthune: d'argent d une fasce de gueules chargée d'un croissant du champ, à la bordure engrêlée de gueules. Un Roger Desplancques, lieutenant du sieur de Noyelles, gouverneur de Bapaume, fut également anobli par lettres patentes du 9 mars 1607 et reçut les mêmes armes que Jean Desplancques anobli en 1606.

(4) On en cite quelques-uns: Abbé Douai. Histoire généalogique des branches de la maison de Béthune existantes en Flandre et en Artois, Paris, 1783, 269 pp.; Amédée Boudin, Notice sur la maison de Béthune Hesdigneul, des anciens comtes souverains de Flandre et d'Artois, dans Archives de la France contemporaine, 1844; et enfin Tesseron, Notice sur la maison de Béthune Hesdigneul des anciens comtes souverains de Flandre et d'Artois, 1845

(5) L. Bollengier, pp. 12 ci 13. Le 13 février 1777, le duc de Béthune-Sully délivrait au marquis d'Hesdigneul une attestation que les branches des marquis de Béthune-Hesdigneul et des comtes de Béthune de Saint-Venant étaient véritablement puinées de la maison de Béthune et, en 1808, Joseph de Béthune Pénin, de la branche de Saint-Venant, fut reconnu héritier du dernier duc de Sully, par acte passé devant M"' Serize et Hua, notaires à Paris, à condition de relever le nom de Sully. Le 16 octobre 1816, par ordonnance de Louis XVIII, ses fils Maximilien et Charles-François furent autorisés à substituer le nom de Sully à celui de Penin.


Généalogie

  1. Michel des PLANCQUES, lieutenant et garde des sceaux de la gouvernance de Béthune en 153816, † vers 1550, x Montreuil-sur-Mer 20 juillet 1529 Antoinette de BOURS ", que l'on dit fille de Pierre, seigneur d'Yvregny, et d'Hélène de Bernieules, dont:

  2. Pierre des PLANCQUES, seigneur d'Hesdigneul, Espréaux, Izel lez-Avesnes, † 1616, x 26 septembre 1559 Jacqueline LE HYBERT, Lillers 20 mai 1541, fille de Jean, seigneur de la Motte, Beaurepaire, Gonnehem, Cuinchy, et d'Isabelle le Grault 11, dont, notamment:

  3. Jean des PLANCQUES, chevalier (lettres patentes 5 mars 1614), seigneur d'Hesdigneul (relief du 4 février 1617), † Hesdigneuln 18 janvier 1636, x 23 mars 1595 Françoise de FLéCHIN, fille d'Adrien, seigneur de Fléchinelle, Reclinghem, et de Marguerite de Hérin, dont:

  4. Jean des PLANCQUES, chevalier, seigneur d'Hesdigneul, Tincques, Izel, Estrée-Cauchy, des Préaux, Reclinghem, lieutenant-capitaine, commandant de la compagnie d'hommes d'armes du prince de Robecque, ª Hesdigneul 16 avril 1602, † Tihcques26 17 janvier 1660, X A) contrat 10 février 1641 Marie-Charlotte de LA BROYE, † en couches, 1642, fille de Louis, seigneur de Viessailly; x B) contrat 13 avril 1643 Marie de COTTREL, dame de la Mairie de Deûlemont, ª 1617, † 1662, fille de Jean-François, baron de Saint-Martin, seigneur de Bois-deLessines, Tronchiennes, l'Estriverie, etc., et d'Adrienne de Havrec,, dont, du second lit:

  5. Charles-Jacques-François de BéTHUNE des PLANCQUES, seigneur d'Hesdigneul, Tincques, Espréaux, Reclinghem, Estrée-Cauchy et Izel, capitaine au régiment royal-wallon cavalerie, ª château de Tineques, 10 décembre 1646, † Colmar 22 septembre 1673, x contrat passé à Boncourt 2 septembre 1670 Anne-Marie- Marguerite-FrançoiseJosèphe de NOYELLES, dame de l'Espesse et de le Befvre, ª Saint-Omer (paroisse Sainte- Aldegonde) 17 février 1646, † Aire-sur-la-Lys au couvent des Conceptionnistes 27 novembre 1727, fille d'Eugène. marquis de Lisbourg, comte de Marle et de Croix, baron de Rossignol, et de Louise de Noyelles, dont:

  6. Eugène-François de BéTHUNE des PLANCQUES, dit le marquis d'HESDIGNEUL, seigneur d'Hesdigneul, Tincques, Espréaux, Yzel, Reclinghem, Befvre de Calais, Lefébure, le Wal et Lespesse, député ordinaire de la noblesse d'Artois. ª Hesdigneul 11 novembre 1671, † Saint-Omer 23 décembre 1751, x après dispenses de Rome, contrat 22 .février 1695 Camille-Marie-Ghislaine de PIETRASANTA, vicomtesse de Nielles-lez-Blequin, darne de Bailleulval, La Cauche, Cliqueterie, ª Robecco, paroisse de Corbetta. de l'évêché de Milan 22 octobre 1679, 17 octobre 1760, fille de Fartico-François-Joseph-Fabrice, comte de Pietrasanta et de Cantu, et d'Adrienne-Thérèse-éléonore de Noyelles, vicomtesse de Nielles, dont:

  7. Joseph-Maximilien-Ghislain de BéTHUNE HESDIGNEUL, marquis d'Hesdigneul, comte de Noyelles, vicomte de Nielles, seigneur d'Espréaux, Tincques, Tincquettes, Yzel, Lespesse, La Cliqueterie, Bailleulval, capitaine de cavalerie, ª château d'Hesdigneul 3 août 1705, † en son château de Neuville-Bosmont (Aisne) 5 avril l789, capitaine réformé à la suite du régiment de Béthune cavalerie (28 avril 1723), gouverneur des villes et château de Marle, membre de la noblesse d'Artois, x A) château de la Bussière 18 septembre 1743 Jeanne-Louise LE VASSEUR DE GUERNONVAL, dame de Fléchinel, Havau, ªjuillet 1725, † en couches 7 août 1746, fille de Philippe- Maximilien-Ernest, baron d'Esquelbecq, vicomte de Ledringhem. et de Jeanne-Louise-Madeleine Brtutel de Montferrant"; x B) château de La Neuville-Bosmont, contrat 29 mars 1748 Madeleine de FAY d'ATHIES, daine de La Neuville, Maucreux, Aoust-dc-Lonny, Rary, Cherry, Melleville, † 1754, fille d'André, comte de Cilly, maréchal de camp au service du roi de France, gouverneur de Marle, et de Claudine de Boham d `Aoust, dont du premier lit:

  8. Eugène-François-Léon-Pierre, prince de BéTHUNE HESDIGNEUL" (6 septembre 1781), duc-pair (en France, 24 mai 1818), comte de Noyelles-sur-Lens, vicomte de Nielles, seigneur de Baraffle, Havau, Fléchinel, lieutenant-général des armées françaises, chevalier de Saint-Louis, chevalier des ordres de l'Aigle blanc et de Saint-Stanislas de Pologne, du Lion blanc palatin, ª Saint-Omer 30 juillet 1746, † Saint-Germain-en-Laye 17 août 1823, x A) célébration 30 mai et contrat Tournai 1" juin 1772 Albertine-Josèphe-Eulalie le VAILLANT, baronne de Bousbèque, dame de Wattripont, Formiselle, Colbra, Welderick, L'Aubespine et Rictoville, dame de la Croix étoilée, grand'croix de l'Ordre chapitrai de Limbourg, ª 20 juin 1750, † château de Sissonne 21 mars 1789, fille de Pierre-Jean- Joseph-Ghislain, baron de Bousbèque, et de Françoise Imbert de Bazecque; x B) château d'Asfeld contrat 7 mars 1791 et célébration 22 novembre suivant Charlotte-Louise-élisabeth BIDAL d'ASFELD, dame de la Croix étoilée (1792), ª 10 mai 1757, † Saint-Germain-en-Laye 30 octobre 1816, fille de Claude-étienne, marquis d'Asfeld, baron de Rodenay, maréchal de camp au service de France, et d'Anne-CharlotteLouise Pajot de Villeperot , dont, du premier lit:

    1. Marie-Josèphe-Charlotte, chanoinesse de Neuville, dame de l'Aubespine et de Rectoville, grand'croix de l'Ordre chapitrai de Limbourg, chanoinesse-comtesse du chapitre de Neuville-en-Bresse, Tournai 22 mars 1773, † Saint-Germain-en-Laye 17 septembre 1827, X en émigration, Zell (Hanovre) 16 avril 1795 Louis- Gabriel-Théodore (Gaultier), comte de BEAUREPAIRE, chevalier seigneur de Damblainville, Mesnil-Soleil, Perrières, officier aux carabiniers de Monsieur puis capitaine au régiment de Hompesch hussards (1794), colonel des gardes nationales en 1817, chevalier de Saint-Louis. ª Mesnil-Soleil 16 octobre 1765, † Saint-Germain-en-Laye 4 mai 1844, fils de Louis-Marc-Antoine, marquis (par brevet de Louis XV) de Beaurepaire, seigneur de Damblainville, Périères, Villers-en-Ouches, Mcsnil-Soleil, et de sa seconde femme Charlotte-Gahrielle d'Oilliamson.

    2. Marie-Maximilien-Guillaume-Auguste, 2` prince de Béthune Hesdigneul, lieutenant-colonel de cavalerie, chambellan du roi de Prusse en 1797, chevalier de Saint-Louis, grand'croix de l'Ordre chapitrai de Limbourg et chef d'escadron au service de France, ª Tournai 17 septembre 1774, † Paris 10 janvier 1856, x 18 août 1802 Adélaïde-Octavie le DESNAYS de QUEMADEUC, ª 1er, janvier 1781, † château de Jossigny (Seine-et-Marne) 17 juillet 1860, dernière de son nom, fille de Jean-Baptiste-Louis, marquis de Quémadeuc, et de Louise-élisabeth Charlet, dont:

      • Louise-Augustine-Léonie, appelée princesse Léonie de Béthune, ª Paris 28 avril 1804, † d'un cancer au sein. Paris 24 juillet 1858.

    3. Albert-Marie-Joseph-Omer-Charles-Eugène-Maximilien, 3` prince de Béthune Hesdigneul, ancien colonel des cuirassiers de la reine, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, grand'croix de l'Ordre chapitrai du Limbourg, ª Tournai 7 mars 1776, †t Wattripont 26 juin 1868, x La Villetartre 17 novembre 1807 Denise-Renée-Joséphine des COURTILS, ª 18 mars" 1783, † Paris 10 avril 1844, fille de Louis-René, comte des Courtils, et de Geneviève le Moine de Belle-Isle, dont:

      1. Albert-Maximilien-Joseph-Amaury, 4' prince de Béthune Hesdigneul, ª 10 janvier 1809, † en son château de La Ville-Tertre (Oise) 6 décembre 1881, x Paris 20 juin 1844 Caroline (de) DOMECQ, 1825, † Paris 22 décembre 1907, en son domicile, 56 rue de Bassano, dont:

        • Maximilien-Marie-Joseph-Albert-Pierre-Félix, 5` prince de Béthune Hesdigneul, ª 26 novembre 1858, † Paris 26 novembre 1886, en son domicile, 56 rue de Bassano.

      2. Henri-Maximilien--Joseph-Amaury de Béthune Hesdigneul, ª 30 novembre 181!, † 23 octobre 1884, x 8 janvier 1840 Louise-MarieFlavie DORIA, ª 2 janvier 1805, † Mâcon 14 août 1863, dont:

        • Hippolyte-Marie-Dieudonné-Henry-Dieudonné, 6e prince de Béthune Hesdigneul, membre d'honneur des Académies d'Arras et de Mâcon, obtint le 10 juin 1888 en Belgique reconnaissance de noblesse et du titre de prince, ª Paris 6 juin 1848, † en son château de Gremevillers par Songeons (Oise) 13 mars 1931.

    4. Marie-Amé-Bernard-Antoine-Joseph-Eugène-Maximilien de BéTHUNE HESDIGNEUL,ª Tournai 2 juillet 1777,† 28 octobre 1835, x Tournai 20 juin 1797 Marie-Joséphine de STEENI-IUYS, ª Ypres 13 avril 1773, † Tournai 26 octobre 1827, fille d'Antoine, baron de Steenhuys, et de Marie-Victoire d'Ennetières..

    5. Maximilien-Louis-Philippe-Joseph-Eugène, ª Tournai 14 septembre 1778, † 21 août 1779.

    6. Philippe-Joseph-François-Eugène-Maximilien de BéTHUNE HESDIGNEUL, capitaine de la garde nationale, ancien gentilhomme de la chambre du roi Charles X, ª Tournai14 janvier 1780, †Compiègne 3 juin 1859, en son hôtel, x Compiègne 16 décembre 1805 Lucie de LANCRY, dame de Rimberlieu, ª Beauvais 16 octobre 1786, † Reims" 2 juillet 1862, fille de François, lieutenant du roi de Compiègne S", et d'Anne-Françoise de la Myre, dont:

      1. Eulalie-Charlotte-Julie, ª 16 mars 1808, † Compiègne 17 octobre 1853, x 23 juillet 1833 Auguste- Charlemagne-Macchabée GOUJON, comte de THUISY, chevalier de Malte, ª Paris 22 février 1788, † Compiègne 29 décembre 1836, fils de Jean-Baptiste-Charles Goujon de Thuisy, 4' marquis de Thuisy, chevalier sénéchal héréditaire de Reims, comte de Saint-Souplet, baron de Pacy-en-Valois, etc., chevalier de Malte, page de la Dauphine, page de la petite écurie du roi, lieutenant en second au régiment des gardes françaises, un des douze députés de la noblesse de Champagne à l'assemblée provinciale de 1787, émigré à l'armée des Princes, colonel, maréchal de camp en 1816, et de CatherinePhiliberte-Françoise de Bérulle.

      2. Léon-Maximilien de BéTHUNE HESDIGNEUL, Compiègne 18 janvier 1810, † Paris, en son hôtel, rue de Lille, 71, 30 juin 1895, x Paris 16 août 1841 Mary-Mathilde (de) MONTGOMMERY , ª New-Orleans (USA) 1821, † Paris 27 avril 1889, en son hôtel, 71 rue de Lille, fille de William et de Marie-Louise-Pulchérie de Pivert, dont:

        1. Marie-Eugénie-Louise, ª Paris 27 septembre 1843, † 31 octobre 1915, x Paris 20 février 1867 André-Dominique- Alphonse, comte puis 5` marquis de COURONNEL, secrétaire d'ambassade, officier des mobiles en 1870-1871, châtelain de Magnac-Laval, membre du Conseil général de la Creuse pour le canton de Magnac-Laval et châtelain de Conty (Somme) ª 27 octobre 1836, † Magnac-Laval 19 juillet 1906, fils d'Aimé-Charles-Raoul, gentilhomme de la chambre du roi Charles X, et de Marguerite-Pauline-Emmanuelle de Montmorency-Laval.

        2. Maximilien-Conon de Béthune Hesdigneul, châtelain de Rimberlieu (Oise), ancien secrétaire d'ambassade, ª Paris 30 septembre 1846, † Territet (Suisse) 25 février 1930, x Paris 7 juin 1882 Marguerite-MarieAnatole de MONTESQUIOU-FESENSAC, ª Paris 20 mars 1859, † Paris 11 juillet 1900, en son domicile, 49 rue Saint-Dominique, fille du comte Wladimir et de Marie-Louise-Caroline Sauvage de Brantes, dont:

          • Alix-Marie-Mahaut, ª Paris 20 mars 1883, † 2 juin 1929, x Paris, en la Basilique Sainte-Clotilde 29 octobre 1907 Marie-Pierre-Jean-Joseph-Jules THOMAS, comte Pierre de PANGE, ª Versailles 2 août 1875, † 1946, fils de Marie-Jean-Charles-Adolphe Thomas, marquis de Pange, et de Marie-Latine-Rosalie-Amélie de Grasset.

          • Mahaut-Marie-Maximilienne, ª Paris 30 mars 1884, †Cannes 26 mai 1965, x Paris, en la Basilique Sainte- Clotilde, 25 janvier 1910 Henri-Gabriel-Amable-Marie-Joseph, marquis de CHABANNES, ª Chevry-en-Sereine (Seine-et-Marne) 12 février 1883, † Bayonne 24 juillet 1974, châtelain d'Argoulais par Château- Chinon (Nièvre),

      3. Albine-Charlotte-Gabrielle, ª 17 janvier 1811, † Compiègne 26 janvier 1882, x 25 avril 1835 Antoine-Frédéric de CHINOT, vicomte de Fromessent, châtelain d'Huys (Pas-de-Calais), ancien garde du corps du roi Louis XVIII et officier des lanciers de la garde royale, ª 1799, † Compiègne 4 mars 1881, fils de Charles, vicomte de Fromessent, et de Moullart de Torcy.

      4. Gaston-Maximilien-Louis-Eugène-(Victor) de Béthune Hesdigneul, ancien maire de la ville de Mézières, député et membre du Conseil général des Ardennes, châtelain d'Arrcux, ª Compiègne 15 septembre 1813, † Paris 18 juin 1891, x Mézières 21 juin 1843 Amédée-Henriette de JAUBERT, † Nice 23 avril 1880, fille unique d'Adolphe, comte de Jaubert, dont:

        • Henri, ª 4 mai 1844, † Sedan 29 avril 1878.

        • Marguerite, ª Mézières 26 avril 1850, x Mézières 22 juin 1871 Arnable-Henri d'AUVERGNE, souspréfet, † 1" octobre 1914.

      Documents aimablement fournis par

      Mr Bauduin de la Kethulie de Ryhove
      Ambassadeur de Belgique à Paris

      Par l'intermédiaire du Dr Daniel Henocque





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