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Lors des Journées du Patrimoine des 18 et 19 septembre 2004, le siège social des Amis du Musée de BETHUNE a été ouvert de 14 à 17 h pour une visite guidée de la maison, de la bibliothèque, et une présentation des ÉTAINS de BÉTHUNE et des PORCELAINES d'ARRAS. Nous avons apprécié l'efficacité des services municipaux qui ont fleuri la cour intérieure, fléché l'accès à notre siège et y ont apposé un trongneau portant mention des jours et heures de visite. Ceci a sans doute contribué au large succès de ces deux jours de visite avec 128 participants d'horizons et de tranches d'âge variés. |
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Le dimanche après-midi seulement - et ce pour des raisons de gardiennage - des Etains de Béthune et Porcelaines d'Arras appartenant au Musée et à des collections privées ont pris place sur des nappes anciennes pour la plus grande satisfaction des yeux, l'harmonie bleue des porcelaines répondant avec bonheur aux éclats mats des étains. |
Des feuillets comportant une brève explication des techniques de fabrication des porcelaines et étains et un répertoire étaient à la disposition des visiteurs permettant ainsi d'identifier les objets exposés. Mais qu'il était difficile d'essayer une timide intervention, après la finesse et la ferveur de Monsieur Bourgeois faisant vivre ce sujet avec passion ! |
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En résumé, nous notons l'intérêt des visiteurs pour le lieu, le fonds de bibliothèque et aussi l'exposition.
De nombreuses questions ont été posées à propos de l'Association et en particulier de son incidence sur la réflexion concernant le Béthune du futur.
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| DEUX JOURS à HONFLEUR |
Dans son message du 18 mai 2004, le président, dans l’intention de donner un nouvel élan à notre association, attendait de tous les amis du musée et de l’Estracelles qu’ils s’expriment et participent. Nous nous sommes donc réunies en un « joyeux comité de rédaction » pour raconter nos impressions de deux journées remarquables. |

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29 septembre 2004
30 Septembre 2004 |

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LES IMPRESSIONISTES Berthe, Claude, Edouard, Paul et les autres |
           Monet ; Berthe Morisot au bal |
C'est une femme en noir. Le chapeau et la robe ont l'éclat des ailes d'un corbeau, des cheveux aux mèches rebelles,
et sur la poitrine, à la place d'un bijou, un bouquet de violettes. Ce tableau, " Berthe Morisot au bal " peint par Manet en 1872 a fait le tour du monde, mais n'a toujours pas livré son secret.
De la fierté dans le regard, mais sans arrogance, à la fois doux et sévère, il est et restera l'énigme de toute une vie. |
Manet fils de nantis, Monet au contraire toujours empêtré dans des problèmes de fin de mois.
Ces deux là se complètent. Ils sont différents mais ils ont en commun le rejet de sujets académiques copiés dans les musées.
Ils veulent s'aérer, aller voir les jardins, la clairière, les enfants sur des balançoires, là où ils sont, regarder la nature et la peindre.
rejoignent le groupe de Barbizon avec Pissaro, Degas et d'autres. |
Huit ans plus tard ils entrent au Louvre les uns après les autres et les prix grimpent. Le temps des vaches maigres est passé, il aura duré plus de vingt ans.
L’Allemagne est le premier pays à les accueillir. Puis New-York expose 300 oeuvres de Manet, Monet, Renoir, Pissaro, Cézanne et bien d’autres avec un succès complet. Les grandes villes américaines suivront, il y a un très beau Berthe Morisot à Richmond en Virginie, puis Saint-Pétersbourg, Moscou, Tokyo, le monde entier les demande.
Après la guerre de 1914 une compétition des prix va naître qui progresse encore aujourd’hui. |
           Renoir : portrait de Monet |
           Renoir par Bazille |
Mais revenons à Berthe Morisot. Elle est toujours le modèle préféré de Manet, qui cessera curieusement de la peindre après son mariage. Elle le fascine et il y a entre eux une amitié - sinon plus - aussi intense qu’;au premier jour. En 1874, après la mort de son père et quelques prétendants éconduits, elle se décide, à 33 ans, à épouser Eugène Manet, le frère dEdouard, de sept ans son aîné, qui vit de ses rentes. De mauvaise santé, il fait à Berck-Plage ou dans le midi des séjours fréquents qui narrangent rien. Il peint comme son frère, mais sans en avoir le talent. Il va se mettre au service de sa femme, gérer sa vie, traiter la vente de ses tableaux, la réconforter dans ses doutes permanents. Quatre ans après le mariage naît Julie. Très vite elle vit au pied du chevalet de sa mère qui la peindra, seule ou avec dautres enfants, dans plus de 70 tableaux, « Maternité », « Julie au violon », « à la mandoline », le superbe « Cerisier », mais rarement avec son père, et quand, jeune fille, elle se mettra elle-même à la peinture, le mimétisme sera flagrant. Les amis sont toujours là, Renoir avec sa bonne humeur et son entrain, Degas, Monet, Cézanne, Pissaro. |
Berthe désorientée par les soucis matériels et sinquiétant de l’avenir de Julie âgée de 15 ans, Degas, Renoir et Monet la rassurent en formant un conseil de famille.
L’année 1894 est celle de son succès au salon de Bruxelles avec « Le Flageolet », « La sonate de Mozart ». Elle meurt l’année suivante, en quelques jours, d’une mauvaise grippe à 54 ans.
Elle sera enterrée près d’Edouard et d’Eugène dans la plus stricte intimité.
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           Manet : Auto-portrait |
PS De nombreux tableaus d'Orsay ont une histoire. Par exemple l'énigme de "La famille Bellelli" et la supercherie de "L'absinthe " de Degas ou la curieuse force tranquille de " La femme à la cafetière" de Cézanne et il en existe bien d'autres.On les découvre dans m'intéressant ouvrage de Germain Bazin et le guide de poche d'Orsay. Ces deux ouvrages ainsi que le catalogue de %arùottan sont consultables à la bibliothèque de notre Association. |
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COUTUMES FUNÉRAIRES (recueillies auprès de mon père en 1949) |
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| ARTISTES ET ARTISANS BÉTHUNOIS |
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Les Pipiers Si Béthune n’a pas acquis la notoriété de Saint-Omer dans la fabrication des pipes, et de loin, on y trouve cependant des fabricants de pipes et des ouvriers pipiers, 5 fabricants, un marchand pipier, un colporteur de pipes, de 1811 à 1880. il s’agissait essentiellement de pipes en terre, blanche ou rouge. Dans les localités minières voisines, la demande de tabac était forte et les livraisons jugées insuffisantes. Une municipalité donne comme raison que les jeunes fils de mineurs fument trop et trop tât. |
Les fabricants de moulins à vanner le blé De 1845 à 1875, deux artisans fabriquent ce genre de moulins, communément appelés « tarares ». Ils remplacent alors les vans, sortes de trongiers à fond plat, large, munis de deux anses. | ![]() |
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Les maraboutiers En quarante ans de 1840 à 1880 dix maraboutiers ou fabricants de marabouts, ainsi que des ouvriers maraboutiers sont signalés dans les registres d’état civil. Le marabout était la cafetière à base renflée, toujours en cuivre étamé, à poignée recouverte d’osier. Le café additionné de chicorée était filtré dans une pôche d’étoffe épaisse, appelée aussi chaussette, d’où est venu le terme de « jus de chaussette » pour désigner un mauvais café. |
Les horlogers De 1793 à 1880 sont cités 22 horlogers, dont un « en bois », sans doute fabricant des horloges de parquet, un marchand et deux horlogers bijoutiers. Plusieurs ne sont pas béthunois d’origine, un suisse, un roannais, d’autres de Flandre ou du Hainaut. | ![]() |
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Les fabricants de sucre" Nombreux sont les fabricants de sucre de 1833 à 1880 : 12, dont la moitié sont dits fabricants de sucre indigène, sans doute de canne, et un de sucre de betterave. On y relève des noms connus : les Dellisse, Hanicotte, Outrebon. La culture betteravière a débuté sous Napoléon, au moments du blocus continental.
Les potiers Nous ne connaissons pas la production de quelques potiers qui, tous, sont par ailleurs fabricants de « trongnes » (tuiles). |
Il faut encore signaler parmi les artisans les fabricants d’arcs, de chaises, de balais. |
Les artistes peintres |
François Joseph LANGLÉ, né en 1764 et mort le 28 août 1828, membre du Comité de Surveillance de Béthune en octobre 1793, se fait remarquer par son activité sous la Terreur. Chargé des prisons au sein du Comité Révolutionnaire, il se serait comporté de manière atroce à l’égard des détenus sous sa surveillance. Il prénomme son fils Marat en 1794. Cependant en 1797 l’hâtel de l’émigré de Carieul, affecté au dépât des effets et tableaux des émigrés, est confié à la garde de Langlé et il est autorisé à ouvrir une école de dessin et de peinture pour laquelle on lui accorde une salle et deux chambres dans cet hâtel. |
Le musée d’Arras possède une œuvre de Langlé, le portrait de Louis-Joseph Le Gay (1759-1823), né à Arras, avocat au Conseil d’Artois, un des Fondateurs des Rosati,
juge au Tribunal Révolutionnaire de Joseph Lebon, puis procureur impérial de Béthune de 1802 à 1815. il est représenté tenant le Code Civil de la main droite et une rose de la gauche. | ![]() |
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Louis-Joseph-Tranquille LEGRIS, né à Arras, maître et professeur de dessin, rue Saint-Pry (1831-1856…). On connaît de lui le portrait peint en 1854 de Marie-Joseph Depret, épouse de Ferdinand Leblanc, cultivatrice à Drouvin-le-Marais.
Si des lecteurs possédent ou connaissent des œuvres de ces peintres, nous leur serions reconnaissants de nous en faire part. |
Les sculpteurs
Quelques sculpteurs, dont nous ignorons la nature des œuvres, sont cités à Béthune de la fin du 18ème
à la seconde moitié du 19ème .
Chrysostome FREMIN en 1793, rue du Marais.
Isidore FREMIN , 1774-1831, rue des Carniers.
Augustin DUFRESNOY (1823-1888), rue de l’Esplanade
Paul-Jules SAURET, 1868.
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| LES PASSAGES COUVERTS DE PARIS |
Le 31 Mai, sous un grand soleil, nous avons parcouru avec plaisir les passages couverts de Paris, depuis le Palais Royal jusqu’au boulevard Montmartre. Ces pages raviveront les souvenirs des particitrongts, mais intéresseront certainement tous les Amis du Musée, et les inciteront peut-être à reprendre à leur compte cette agréable exploration … |
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L'idée de constituer des galeries couvertes bordées d'échoppes est ancienne. Elle a pris des formes variées selon les civilisations (notamment les souks).
À Paris, ce phénomène a pris un essor particulier dans le deuxième quart du dix neuvième siècle. |
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Galerie VERO-DODAT
19, rue Jean-Jacques Rousseau – 2, rue du Bouloi |
Le PALAIS-ROYAL
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En 1624 le cardinal de Richelieu devient ministre du roi Louis XIII et décide de faire construire en 1632 un palais. Les travaux sont confiés à Le Mercier ( architecte favori de Richelieu ) qui édifiera le Palais Cardinal. en 1639, où le cardinal mourut le 4 décembre 1642. Le palais est alors légué au roi qui meurt l'année suivante. |
Anne d'Autriche et le dauphin, futur Louis XIV s'installent dans le palais qui prendra alors le nom de Palais Royal. Le Palais est donné en apanage à Philippe d'Orléans, frère de Louis XIV et mari d'Henriette d'Angleterre qui mourut dans ce palais.
Philippe II d'Orléans, le Régent, occupe ensuite le Palais où seront organisés des soupers libertins. |
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Le Palais Royal devient à partir de 1801 le siège du Tribunal puis de la Bourse et du Tribunal de Commerce. En 1814, Louis XVIII restitue le palais à son cousin, Louis-Philippe, sixième duc d’Orléans et fils aîné de Philippe Egalité.
C’est lui qui entreprit les travaux qui devaient donner au palais en 1829 l’aspect qu’il a de nos jours. Il devint en 1830 Louis-Philippe Ier, roi des Français, et quitte le Palais-Royal pour les Tuileries en 1831. |
En 1871 lors des événements de la Commune le Palais Royal est incendié. Il sera restauré pour accueillir à partir de 1875 le siège du Conseil d'Etat, qui l’occupe encore aujourd'hui.
Il abrite également le Conseil Constitutionnel, une partie du Ministère de la Culture et des logements de fonction de hauts fonctionnaires. |
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Galerie VIVIENNE
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longueur 176 m – largeur 3 m Le président de la Chambre des Notaires, Maître MARCHOUX, souhaitait construire la galerie la plus belle et la plus attractive des passages couverts de Paris.
Celui-ci associa pilastres, arcs et corniches, aux différents symboles de la réussite (couronnes de lauriers, gerbe de blé et palmes), de la richesse (cornes d’abondances) et du commerce (caducée de Mercure). |
Galerie COLBERT

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L’architecture de la galerie inspira de nombreux architectes de toute l’Europe : le principe de la rotonde a été souvent retenu quand il s’agissait de croiser des allées dans une galerie.
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Passage des PANORAMAS

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Le passage des panoramas a été crée en 1800, à l'emplacement de l'ancien hâtel de Montmorency-Luxembourg.
Il doit son nom aux deux énormes rotondes installées sur le boulevard par l'Américain Thayer, dans lesquelles étaient présentés de vastes tableaux trongoramiques. |
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Le succès du passage fut immédiat grâce à l’enthousiasme des parisiens pour les panoramas, à son exceptionnel emplacement sur le boulevard, à proximité de la Bourse, et surtout du Théâtre des Variétés qui vient s’y adosser en 1807.
En 1816, on y expérimenta l’éclairage au gaz. |
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