♦ N° 16 : CONFRERIE SAINT NICOLAS DE CHOCOUES ♦ N° 16 : PETITE HISTOIRE DE LA RADIO (1865-1925) ♦ N° 18 : UNE LETTRE DE 1919 ♦ N° 18 : La MEDECINE AUX ARMÉES SOUS LE CONSULAT |
Le chanoine BERTIN écrit que la confrérie des charitables de Chocques a été fondée en 1806 (les charitables et leurs cent confréries au diocèse d'Arras, 1949). |
En marge de l'exposition " Cent ans de TSF " réalisée à l'occasion des Journées du Patrimoine, il nous a paru intéressant de retracer les étapes du développement de la radio et de clarifier un peu les idées dans ce domaine.
Définir la date de naissance de la radio est aussi délicat que de donner le nom de son inventeur. La radio est une invention collective, née de la coopération d'inventeurs de diverses nations dont les travaux ont commencé au milieu du 19e siècle |
Marconi |
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1899 : Marconi réalise la première émission radio entre la France et l'Angleterre.. |
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| Voilà un témoignage intéressant tant sur notre 73è régiment d'Infanterie, que sur la situation de Béthune début 1919, et sur un incident survenu lors des funérailles d'un commandant. PS - la confrérie des Charitables n'a pas été créée par des bourgeois, mais en 1188 par deux maréchaux-ferrants. Cher Monsieur et Ami, Votre lettre me rappelle des souvenirs bien anciens de mon séjour à BETHUNE en 1919. Vous excuserez dans ma relation des faits quelques absences dues à l'éloignement et à mon âge, mais votre doyen retrouvera à l'Etat Civil de Béthune la date exacte, la population en 1919 étant assez réduite, et les obsèques d'un commandant plutôt rares. Voici succinctement ma relation de la découverte des Charitables de Béthune et les faits qui en découlent. Blessé dans la Somme le 12 octobre 1916, je fus, à mon retour aux Armées, muté d'abord au 273è puis, devenu officier, au 73 è R.I.. Ce régiment du Nord tenait en 1914 garnison à Béthune et faisait brigade avec le 33 è d'Arras, Colonel PETAIN et Lieutenant DE GAULLE. Durant la guerre, le 73 è et le 273 è avaient été mutés à Périgueux. Voilà comment, méridional de naissance, je fis la guerre en 1917 et 18 au 1er corps avec mes bons camarades Ch'timi et aux accents du p'tit Quinquin. Après la débâcle allemande, nous entrâmes fin novembre 1918 en Sarre et notre corps vint occuper la région Mayence, Wiesbaden. J'étais avec ma compagnie dans les faubourgs de Wiesbaden, quand cette même compagnie fut désignée par le Général GUILLAUMAT pour revenir à BETHUNE préparer le cantonnement du régiment. La ville n'avait que partiellement souffert de la proximité du front, par contre Lens était complètement rasé. Beaucoup de travaux nous attendaient, en particulier à la caserne. Ayant été désigné, avec ma section, pour rendre les honneurs militaires à la dépouille d'un commandant décédé subitement, je me rendis avec mes hommes à la maison mortuaire, très surpris de voir arriver de vieux messieurs, de noir habillés en habits du 19ème siècle. J'appris alors qu'ils faisaient partie d'une société de Charitables créée par la bourgeoisie à une époque de calamité pour porter en terre les habitants de BETHUNE décédés. Je fis présenter les armes et disposais mes hommes de chaque côté du cercueil, et, avec mon sabre, pris la tête du cortège. J'avais bien remarqué au début, l'âge certain des Charitables, les mobilisés n'étant pas encore rentrés, et le poids excessif de la bière, le commandant avoisinant les 100 kilos. Au premier tournant de rue, je me retrouvais seul, revenant sur mes pas, le cercueil était à terre. Je pris alors une décision immédiate, je fis prendre les armes de mes soldats à ces vénérables messieurs et charger le cercueil par mes jeunes hommes, et ainsi nous gagnâmes le cimetière sans aucun autre incident. Ce fut, de mon assez longue carrière militaire, la seule fois que j'eus à commander à des civils en redingote armés de notre vieux Lebel. |
| 9 janvier 1982 Danglès |
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| La lettre publiée dans ce bulletin est adressée, depuis Friedberg, quelques jours après la bataille de Marengo, par son supérieur à Jean-Claude Garrigue, docteur en Médecine, chirurgien. Celui-ci est en poste à Augsbourg, chargé de l'administration des hôpitaux installés dans les couvents de la ville. Augsbourg et Friedberg sont des villes de Bavière, appartenant aux pays d'Empire, que les Français occupaient depuis le traité de Campoformio signé avec l'Autriche le 17 octobre 1797.
Nommé chirurgien-principal en mai 1812, Jean-Claude Garrigue mourra en Espagne le 23 juillet 1812 On notera l'utilisation du terme nosocomial avec la même signification qu'aujourd'hui. Cette lettre est extraite de documents obligeamment prêtés par M. TRINQUET qui en a autorisé la reproduction. Qu'il en soit remercié. |
Friedberg, le 10 messidor an 8 (30 juin 1800)
Je vous invite de plus en plus, mon brave Garrigue, à rester inflexible sur les principes, et à redoubler de zèle, s'il est possible, pour que nos pauvres malades soient aussi bien qu'ils doivent être en pays conquis.
Je vous conseille de ne laisser au grand hôpital que les cas les plus graves, et d'éviter tout encombrement. Prenons garde à la contagion, à la fièvre nosocomiale et à la gangrène humide. |